Les frissons de l'hiver avaient pris pied sur la ville anglaise qui avait déjà des allures de fêtes de fin d'année.
Chaque soir, vers 18heures, les merveilleuses illuminations de Londres scintillaient dans toute la ville, émerveillant le regard des passants.
Le blond fit un dernier signe de la tête à l'un de ses potes qui s'éloignait déjà en courant, puis partit dans une petite ruelle intermédiaire. Encore une journée d'achevée se disait-il macabrement. Les mains dans les poches d'un pantalon contenant bien plus de X que de L, et la tête à 5000km au dessus des nuages, le jeune homme s'évadait. Ou du moins, il essayait.
Parce que tous ca, toute sa vie, c'était bien beau n'est ce pas ?
Il était l'un des gars les plus réputés du lycée. Il y avait chaque jour une nouvelle tête qui venait se rajouter a sa liste d' « amis », parce qu'en fait, c'était cool d'être avec Tom. Lui cirer les pompes a longueur de journée, et pouvoir dire : « Ouais, moi, Tom, il m'adore ! », c'était cool. Qu'importe qui était Tom, du moment qu'on était avec lui. Il avait aussi une réserve de pétasses dépourvues de tout esprit logique, pour au moins deux ans. Après tous, c'était la classe de se faire sauter par Tom. Et pour en rajouter, il ne vivait même pas dans une pauvre précarité. Du genre, qui oblige à cacher sa véritable facette, voler pour arriver à se faire respecter, ce genre de choses du moins. Leur richesse était de toute évidence normal, même bien. Et Tom, il avait tout pour lui. Tout.
De la beauté jusqu'à l'intelligence. Une confiance en lui qui fait des frissons dans le dos. Tout.
Ainsi, dans ses sombres ruelles, un jeune homme ambitieux, dont l'avenir se promettait d'être brillant, traînait son c½ur au bout d'une laisse de métal froid.
A n'y rien comprendre n'est ce pas ?
Il marchait ainsi, sans envies, et vide de toutes pensées. Ce soir il faudrait retrouver Bill, faire inlassablement semblant de s'en foutre, et continuer à vivre à ses cotés. A Ses côtés...
Faire semblant ? Ca trahissait ainsi son envie presque stupide de ne plus être le Tom qui vivait là-bas, qui vivait tous les jours auprès de tout le monde. Vraiment tout le monde. Pas une seule personne n'était apte à comprendre Le Tom. Parce que les gens préfèrent voir la face heureuse d'une personne. Même si on savait pertinemment qu'au fond elle s'écroule, si elle fait semblant, on fait pareil. Un peu de lâcheté qui régnait un peu partout autour de lui.
Le blond se perdait dans les abysses lointains, d'une réflexion pesante et bouleversante. Ses yeux se remplissaient de larmes dans l'obscurité, et, celle-ci priant désespérément pour s'échapper, venaient scintiller sous la lune déjà présente dans le ciel. Presque comme chaque soir en faite. On pleur, mais on ne sait plus très bien pourquoi. On pleur parce qu'on a toujours pleuré et qu'il en est ainsi. On pleur parce que chaque soir on doit pleurer. Relâcher la pression, enlever la soupape de sécurité un instant.
Puis soudain, alors que les pas de Tom s'enhardissaient, une main agrippa sa frêle épaule tout juste secouée de spasmes et retourna le jeune homme d'une façon si violente que celui-ci se plia en deux sous le choc.
- Alors beauté, qu'est ce que tu fais là, toute seule dans de si pauvres rues avec un aussi joli minois ?Plaqué contre la paroi humide du mur, Tom déglutit difficilement. En face de lui se tenait un homme, dont la carrure imposante venait le plongeait dans une absolue noirceur. Terrorisé, les larmes dégoulinant le long de son fin visage, il baissa les yeux.
Une confiance en soi pas si résistante que ça, finalement.
L'homme se rapprocha de lui, tout en attrapant ses poignets pour les faire remonter au dessus de sa tête, le tenant fermement collé au mur, empêchant chacun de ses mouvements. C'était une ruelle pommée au milieu d'une ville bien trop grande. On n'entendrait pas un quelconque cris. De toute manière, il n'aurait pas crié. Sa gorge était bien trop douloureuse sous le poids des larmes qu'il n'aurait pas pu crier. Mais son corps parlait à sa place. Il tremblait si fort qu'il n'arrivait pas à contrôler les spasmes qui parcouraient son corps.
D'ordinaire les héros sauvent leurs vies grâce à un subtil miracle, et s'en sortent toujours sans aucuns dommages. Comme dans les contes de fées. Or, ai-je besoin de vous rappeler que ce n'en était pas un ?
Le visage de l'homme était déformé par une cicatrice, devenue violette par le froid. Deux yeux regardaient avec vivacités Tom, comme pris d'une étrange envie. Ils étaient d'un vert passé, sans éclats. L'homme n'était ni beau, ni horrible. Il avait un visage sans trop d'attraits, et pas repoussant. Quand à ses yeux, ils pétrifiaient l'adolescent. Comme si ils fouillaient dans son passé pour retrouver des cauchemars terrifiants.
Voyant qu'il avait eu le dessus avec facilité, il ne tarda pas à en arriver à la demande finale.
- Mais ne t'inquiètes pas beauté, je ne te ferais pas de mal, murmura-t-il.
Pas si tu me donnes un peu de fric.Il approcha son visage si près de celui du dreadé, que son souffle d'une chaleur insupportable, vint se faufiler sous ses narines. Il passa son visage dans le cou de Tom et finit en lui mordillant l'oreille.
Un frisson. Un frisson d'effroi. Une peur atroce qui s'empare de vous. Qui vous tord les boyaux.
- Dans... dans ma poche... droite, finit par articuler Tom.
Un rictus de satisfaction sadique traversa le visage de l'homme qui laissa émerger de petites dents rangées, un peu jaunâtres. Il plongea sa main dans sa poche et en ressortis 10 £. Il leva les yeux, et regarda Tom.
- C'est bien chérie pour une première fois, mais faudra faire mieux au prochain coup, lui dit-il, tenant toujours en hauteur les poignets de Tom, devenus bleus et douloureux, tant il appuyait fort dessus.
Il lança un rire bruyant et sadique. La frayeur se lisait si facilement dans les yeux du blond qui n'essayait pas de bouger. Puis, lâchant précipitamment ses bras meurtris, il envoya un coup de poing magistral dans le ventre de l'ados.
- Il ne faudrait pas que tu m'oublies, lança-t-il au blond qui suffoquait de douleur par terre.
Je me suis attaché à toi, moi.L'homme s'abaissa, attrapa violemment la tête de Tom qui gisait au sol, et l'embrassa à pleine bouche. Pas de tendresses, pas d'amour. Rien que de la violence gratuite. Tom ferma les yeux du plus fort qu'il pu et réprima son profond dégoût.
2 secondes, 5, peut-être 10 ou même 1 minute.
Un autre rire et des pas qui s'éloignent. Seul.
Le dreadé se retrouvait au milieu de cette affreuse rue qui devenait de plus en plus glauque, seul, ayant perdu toutes notions du temps.
5 minutes pour tous casser. Pour renvoyer dans la tête de l'adolescent sa lâcheté évidente et le dégoût qu'il s'inspirait à lui-même.
Allongé au sol, serrant des poings avec, aux poignets, cette trace de doigts qui serrent trop fort, il attendait. Attendait que sa crise de nerfs passe, qu'il recouvre sa faiblesse d'un tas de cendres, et puis que ses sanglots s'achèvent. Sans bruits.
Ca avait presque touché le pathétisme.
Or ça n'était pas pathétique. C'était triste.
Les minutes s'écoulèrent encore, tel un sablier qui perd le sens du temps. Il resta allongé dans la rue un bout de temps. Trop sans doute. Là, seul. Oublié juste un instant.
Simple déchet amer.
Enfin, quand les bruits des voitures qui passaient trop vites, ne se firent plus entendre dans la rue annexe à celle-ci, la raison fit entendre au jeune garçon qu'il était temps de partir. De relever son faible corps et de repartir vers son foyer. Sa mère allait s'inquiéter.
Il longea les murs, le visage tiré, ne pensant strictement a rien, et arriva près de chez lui. Mais chez lui, prêt de Bill, il ne fallait pas paraître comme ça. Ca faisait 3 ans que la machine glauque tournait de cette manière, ce n'était pas maintenant que ça devait changer.
Tom soupira un instant. Son ventre lui faisait atrocement mal, mais il se décida à pousser la porte d'entrée.
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Héhé, alors là, je stresses. =)
Je ne sais pas si ca vous plait, si l'histoire est bien, et si je dois continuer ainsi ?
Vous remarquerez donc, que j'ai une confiance en moi sans limites Héhé ** Pars pleurer **
ET ALORS ces grèves ? =) Et bien moi c'était parfait. Tous les profs là, en revanche, aucuns élèves u___u
PARFAIT.
Et puis sinon je suis aussi ici.
** Je vous préviendrais demain <3 **
Sur ce bonne soirée ainsi que ... euh ... ** A oublié **,
Bizou mesmoizelles <3
Vee