« Deteste Moi....Avec plaisir. »

« Deteste Moi.…Avec plaisir. »
Fiction publiée sous peu ThexOther.





C'est l'histoire malencontreuse d'une demoiselle qui aime bien écrire de tout, et de rien ( mais surtout de rien ), qui n'aime plus sa présentation, et qui écrit une nouvelle fiction.

Twincest / Yaoi, bien evidemment.



Je me dois donc de vous préciser que les homophobes, les ingrats du cerveau, les antis et toutes les personnes qui font parties du blabla habituel et nécessaire en début de chaque blog Yaoiste, sont interdit d'accès a ce blog. Inutile de vous préciser l'utilité et le mode d'emploi de la croix rouge au haut a droite de votre écran d'ordinateur.



Un prologue s'annonce donc, obligatoire.


" Il aurait voulu que sa vie ressemble à un conte de fée. Une sorte d'histoire irréelle. Comme une longue balade qui traîne sa carapace derrière elle avec un sourire aux lèvres.
Mais les contes de fées n'existent pas. Ils servent juste a rêver quand ca ne va pas. Alors il essaye de vivre. Il se cache derrière une funeste apparence. une de celle qui fait froid dans le dos. Il n'a trouvé que ça. Il y a perdu une partie de sa vie. Une partie de son être. Sa voix résonne dans les entrailles d'un monde sans issue, d'une cruauté qui le détruit. Un jour, ça se terminera. "




Vee <3


Je m'excuse d'avance pour les fautes d'orthographes que vous pourrez rencontrer sur cette fiction.
Un jour je la reprendrais peut-être en entière pour corriger les aberrations qui figurent dans ces pages, mais je n'ai pas le temps pour le moment (L'

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 13:50

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 12:50

Chapitre 1

Chapitre 1
C'est une abjecte mélancolie.
C'est toujours le même début. Cette même tristesse qui essaye de nous envahir, de nous submerger. Et la même fin aussi. Qui essaye de faire apparaître un sourire au coin des lèvres, et un baume au c½ur. Les histoires doivent mal commencer, et bien se terminer. Les contes de fées sont toujours brillants et beaux.
Mais lui, il n'aime pas les contes de fées. Il déteste ça. Sans doute qu'avant, quand il n'était encore qu'un gosse, il y croyait. Il pensait qu'un jour, sa vie ressemblerait à ce genre de choses. Mais la vie ce n'est pas ça.
En ouvrant les yeux sur ce qu'était la vie, il s'était rendu compte qu'elle ne brillait pas. Qu'elle était terne et sans reflets. Toujours. Qu'elle l'empoisonnait. Et tant qu'a cracher sur ce qui le constituait, elle n'était pas belle. Elle avait même un aspect horriblement laid et vulgaire.
Tous comme le temps dehors.
La pluie s'abattait sur le béton froid et gris, formant des ruisseaux qui dégoulinaient le long des rues, parcourant ainsi la ville Londonienne. Les rues étaient vides d'une quelconque personne prête à sortir dehors, au risque de finir trempé jusqu'au os.
Seul ce jeune homme était dehors. Sa silhouette, sombre et longiligne, se confondait avec la noirceur du ciel. Assis sur le toit d'un vielle immeuble de XVII ème siècle, son torse et sa tête abritée sous une verrière hors d'usage, il regardait la pluie se déversait sur la ville qui s'étendait a ses pieds.
Sa journée avait été merdique. A peu près comme toutes les autres journées qui constituaient sa vie, aussi futile et peu importante soit-elle. Un peu de connerie humaine pour saupoudrer l'accablante dérision du monde suffisait a ne pas lui donner envie de sourire. De toute manière, sourire pourquoi ? Pour des cons qui te regarde et baisse les yeux parce qu'ils te craignent ? De toute manière, ils te craindront toujours. Pour passer pour autre chose qu'un « gars bizarre et sûrement dérangé mais qu'on redoute » ? A près tous, le jugement de deux gosses dépourvus de neurones fonctionnant sans l'aide d'un générateur, ça l'importait peu. Alors, autant ne pas sourire.
Il fumait désespérément une clope qui le ferait sans doute crevait plus vite, au pire, mourir dans d'atroces souffrances, mais ça l'importait peu ça aussi. Il fallait bien crever un jour.

Il s'appelait Bill. Juste Bill. De toute manière, son nom n'avait pas grande importance. Sauf pour certains professeurs qui espéraient encore tirer quelque chose de cet élève.
Malgré tous, malgré sa vision des choses, il était beau. Il avait un superbe visage. Sans aucunes imperfections. Comme une vallée... Une vallée calme, éclairée par un soleil qui réchauffe. Ses yeux ébène, surlignés de noirs perçaient sa peau blanche pour laisser l'expression de ses yeux défier la vie. Sa bouche parfaitement dessinée humectait de temps à autre cette même cigarette, pour la dixième fois de la journée. Ses mains fines, étaient manucurées. Les ongles blancs et noirs, rentraient douloureusement dans la paume de sa main, pour finir par laisser des traces de griffures. Peut être qu'un jour, ça saignerai. Le vent venait toucher sa peau sensible, et laisser une chair de poule qui parcourait lentement son corps frêle. Presque maigre. Si grand, et si fin. Un androgyne aux allures un peu noires. Presque a confondre avec une fille. Ses cheveux longs qui descendaient le long de sa nuque venaient effleurer son visage. Beau.
Il était gay. Depuis longtemps déjà. Depuis que regarder une fille ne lui faisait plus aucun effet, mais que regarder un gars balader ses jolies petites fesses de droite a gauche, lui provoquait un truc a l'estomac. De toute manière, il avait ceux qu'il voulait. Avec sa belle gueule et son impressionnante présence, presque effrayante, personne ne lui résistait.
Alors, autant en profiter. Mais ça ne s'appelait pas amour, c'était juste, du sexe, une fois de temps en temps.

A trop réfléchir on finit par ce perdre. Et ce grand truc, assis on ne sait ou sur sa vie, était totalement perdu, lui.
Sa cigarette totalement consommée et le paquet vide, il décida qu'il était peut être mieux de rentrer. La pluie cessait de tomber au fur et a mesure, laissant un rayon de soleil traversait le ciel grisâtre.
Nous étions le 21 Septembre. 16 ans depuis 20 jours maintenant.
Il souffla un coup, puis, en prenant risque de ne pas tomber, il sauta agilement sur le premier rebords de fenêtre que lui offrait sa vue, et disparut dans la pièce.

- Bill, tu foutais quoi ? Interrogea une voix lente et grave.
- En quoi ça te regarde ? demanda l'interpellé, sans même lever les yeux.
- Maman s'inquiète, continua la voix.
- J'irais la voir, après, décida l'androgyne.

Pas un regard. Toujours ce même ton froid. C'était toujours la même chose entre lui, et lui. Ou plutôt, lui, et son frère. Tom. A croire que la vie fait mal les choses.
C'était un tout aussi grand et maigre dreadé. Ses vêtements amples cachés sa silhouette parfaite. Sa casquette, quand a elle, relevé les dreads longues qui composaient sa coiffure depuis l'âge de 11 ans.
Ses yeux, tout aussi bridés, et noisette, étaient sobres. Pas un trait de maquillage, rien. Sauf un piercing au labret. Il souffla, puis sorti de la chambre.
Ils ne s'appréciaient pas. Ils s'en jetaient même plein la figure dès qu'ils en avaient l'occasion. Mais pas a la maison. Les apparences ne sont pas toujours bonnes à montrer.
Bill retira sa veste, en prenant soin de ne pas trop mettre d'eau partout, et de ne pas toucher son bras douloureux. Il passa furtivement sa main dans ses cheveux puis sortis de la pièce, direction sa mère.
Elle s'inquiétait toujours. Pour eux. Les seuls hommes qui composaient sa vie maintenant. Gordon, son second mari, était décédés dans un accident de voiture, pas longtemps auparavant, et l'épreuve était dure à supporter. Autant ne pas en rajouter une couche.
Le brun passa sa main sur l'épaule de sa mère qui sursauta, puis, en le voyant, le prit dans ses bras.

- Bill, tu étais ou bon sang ? Je me suis inquiétée
, lui dit-elle, visiblement soulagée.
- Pas loin maman, pas loin.

C'était l'une des seules personnes avec qui il pouvait se montrer très doux. Preuve que toute la tendresse n'avait pas disparut de son corps.

- La prochaine fois, tu me préviendras avant de partir mon chéri.
- Promis.


C'était sans doute très con, mais il l'aimait sa mère. Alors il cachait tant qu'il pouvait les apparences. Tant qu'elle était dans les parages, il fallait toujours que ça aille. Quoiqu'il arrive.
Il desserra son étreinte et repartit dans sa chambre.
Sa vie ne rimait presque a rien. Presque.



____________

Bonchaour tous le Monde !

Mouhaha ! Merci d'etre passée aussi nombreuses sur mon blog
** Se fait huer **
Bon d'accord, Merci à toutes celles qui sont venues ! *-* Ca m'a fait super plaisir ! <3
Bref, Mon premier Chapitre. ** Stresse comme un tarée et vient de s'apercevoir qu'elle n'a plus d'ongles **
ALOREUH ? xD

** S'enfuis en Courant **
Bizuu
Vee
<3

# Posté le samedi 19 janvier 2008 03:58

Modifié le mercredi 09 juillet 2008 12:52

Chapitre 2

Chapitre 2
- BIILL ! TOOM ! Les garçons, il est l'heure !

Il était déjà 6h20, et le trajet en direction du lycée prenait une demie heure.
Le dreadé s'éveilla difficilement, encore ensommeillé. Quand a l'androgyne, il posa un pied a terre, et pris bien deux minutes avant d'immergé.
Le lycée, il détestait ça. Les cours, les profs, les autres. Enfin, ils détestaient ça. C'était l'un des rares point en commun sur lequel ils étaient surs d'être d'accord au moins. Mais la relation très tendue que leur offrait la présence quotidienne de l'autre était beaucoup trop pénible pour qu'un jour ils aient pu se mettre d'accord sur ce même sujet.
Mais pénible jusqu'ou ?

Les jumeaux sortirent de leur chambre en même temps, et se présentèrent à la salle de bain au même moment.
L'androgyne croisa le regard de son frère.

- Je passe avant cette fois, murmura-t-il.
- Je n'est pas l'intention de rater mon bus pour que Mr se pouponne pendant trois quarts d'heure et ressemble à une vraie princesse après, ok ? Donc, c'est moi.

Tom avança un pied, et Bill le bloqua aussitôt, le foudroyant du regard.

- Il s'avère que je ne t'ai pas donné l'autorisation de me parler de cette manière Tom.

L'androgyne ne supportait en rien que son frère lui parle ainsi. En faite, c'était le seul qui arrivait a se croire supérieur a lui, ou du moins, d'égal importance. Force égal, pensées égales, corps égaux. La différence n'était pas au goût du jour.

- Mais je n'ai pas besoin d'autorisation, ironisa le dreadé, pas du tout impressionné.

Après tous, c'était son frère. Sa chair et son sang. En quoi, était il impressionnant, surtout a 6h20 du matin.

- Il y a un problème, les garçons ? Intervint Simone, leur mère, montée à l'étage dans l'idée de les déloger.

Tom retira son pied puis finit par dire.

- Non maman, tout va bien. Je demandais juste a Bill d'avoir l'amabilité de passé juste les 10 minutes réglementaires dans la salle de bain, pour que moi, je ressemble quelque chose, en allant au lycée, finit il en croisant le regard dur de son frère.
- Allez les gars, sourit leur mère, apparemment convaincu. Un peu de rapidité, vous allez encore être en retard. Tom vient déjeuner.

Le jeune homme ne se fit pas prier. Ca ne servait a rien. Il dévala les escaliers aux cotés de sa mère, et disparut de la vue de son frère.

- Connard, murmura l'androgyne.

Il rentra dans la salle d'eau, et disparut. Il retira son boxer dans un silence pesant. Seul sa réflexion flottait dans l'entre de la pièce a peine éclairée par les deux lampes accrochées au mur.
Son corps passa dans la douche froide. Toujours le silence. Quand il était seul, c'était le silence. Il ouvrit le robinet et laissa échapper un gémissement. L'eau glacé coulait a présent sur lui.
L'eau coulait depuis 5 minutes sur son corps. La chaleur se propageait sur les murs, ainsi que sur les miroirs. Le brun se laissait aller quelques minutes, et se délectait de la chaleur que lui offrait l'eau qui se répartissait sur son corps. Un peu de détente, avant tous le reste.
La perspective d'une médiocre journée qui s'offrait encore a lui ne le rendait pas d'humeur gaie. A vrai dire, pratiquement rien. Il aimait juste partir une fois de temps en temps autre pars, la ou personne ne lui demanderait de comptes. Il s'endormait en pensant à une montagne inondée de soleil, ou un coucher de soleil sur la plage d'été. Un peu de chaleur en son c½ur froid. Enfin, il se rapella qu'il était temps de sortir. Parce que les contes fées, ou les héros mélancoliques réalisent leurs souhaits, ca n'existe pas.
Il enfila un pantalon noir, en jeans brut, resserré et troué à quelques endroits. Un Tee-shirt Nirvana, quelques bijoux, une mitaine en cuir, ainsi qu'un peu de crayon. Cette fois, ce serait discret. Il piqua ses cheveux, se parfuma très brièvement, et ressorti, 15 minutes après être entré. Déjà Tom courrait dans l'escalier pour se précipiter à sa suite. Ils se croisèrent, et leurs épaules rentrèrent en contacts.
Pas un instant, toujours le même sentiments de rancoeurs.


Le sac descendu, Bill attrapa un pain au chocolat puis sortis après avoir fait une tendre bise a sa mère. Dehors, ce n'était pas pareil.
Dehors, Bill, c'était juste une apparence.
Sa silhouette parcourue les rues rapidement, longeant les quartiers riches de l'angleterre. Voila 3 ans qu'ils s'y étaient installés. Depuis la mort de Gordon en fait. Leur mère avait décidé qu'il fallait oublier par n'importe quel moyen.
On coupe tout.
Alors, ils étaient partis. En angleterre. Bill avait eu du mal a supporté le changement. C'était a partir de ce moment la que les relations avec son frère c'étaient nettement dégradés, et l'un des seuls amis qui composait son répertoire de préférences avait du être laissé, pour ne jamais être revu. Il s'appelait Terrence.

- Hey, t'aurais pas une cigarette par hasard, Ray ?
Interpella Bill.

Le dénommé Ray se retourna, affichant un regard soulagé puis sorti un simple paquet et le lui tendit.

- Sers toi !


L'androgyne remercia d'un simple signe de la tête et l'alluma presque aussitôt.
C'était encore un froid matin d'hiver, et la brise glacée s'abattait encore sur les adolescents.
Ray était un grand costaud, pas plus grand que Bill. Un gars plutôt sympathique quand on savait le connaître. C'était l'un des seuls qu'il avait appris a connaître d'ailleurs. Les autres ne lui disaient rien.
Le lycée dans lequel Bill se trouvait était un vaste bâtiment ou les lycéens partageaient leur espace vital avec celui des collégiens. Pauvres gosses apeurés par les étranges personnalités qui se déplaçaient par groupes dans le bâtiment.
Il n'était pas rare d'en retrouver coincé en haut d'un casier, ou alors démunis d'affaire après la douche qui suivait le sport.
Le brun ne faisait pas partie de ce genre de groupes d'idiots, mais ce n'était pas non plus le genre à les plaindre. En fait, il s'en foutait.
Trois cinquièmes dépassèrent les deux jeunes hommes, et n'osèrent même pas relevaient la tête de peur que le démons lui même, leur saute dessus. Ils passèrent en coup de vent, laissant a Ray l'occasion de laisser échapper un petit rire.

- On a l'impression que tu vas les violer sur place, finit il par dire.
- Ca terminera comme ça, un jour, termina Bill, une expression ironique au visage.
- A tiens, v'la ton frère, lança-t-il a l'androgyne, s'arrêtant de rire.

Le brun ne détourna pas la tête, il le voyait déjà assez souvent comme ça, pour se retourner sur le passage de Madame Sa Majesté.

- Tu crois sincèrement que j'en est quelque chose a foutre ?


Le blond passa devant son jumeau, accompagné par trois autre gars et toute une ribambelle de filles qui gloussaient comme des pintades.

- On devrait leur dire un jour qu'ici ce n'est pas la basse cour, objecta Ray, chose acquiescée de Bill.

La sonnerie retentit, et l'androgyne rentra a pas lents dans la cour du lycée. L'envie n'y était pas, de toute façon, elle n'y était jamais.


____________


Chose promise, chose due ! =)

Alors il m'a fallut pas moins de deux jours, deux avis, et euh, deux relectures ** Vous connaissez cette maladie qui fait qu'on fait tout par deux ? u___u ** pour pouvoir juger qu'il serait peut etre temps d'envisager qu'il faudrait que songes au fait qu'un jour, JE POSTES CE CHAPITRE.

ET VOILA ! =)

Sur ce, parlons peu, parlons bien !
Votre journée ?
La mienne ? Merdique. mais j'ai écrit le troisième chapitre, si ca vous plait toujours u___u

Sur ce Mesdemoiselles chéries, Meurci pour le nombres de commentaires IMPRESSIONANT O_o
Le prochain chapitre sera moins pito...yable ^^

Bizou
Vee<3


# Posté le lundi 21 janvier 2008 15:11

Modifié le samedi 22 mars 2008 07:22

Chapitre 3

Chapitre 3
Les frissons de l'hiver avaient pris pied sur la ville anglaise qui avait déjà des allures de fêtes de fin d'année.
Chaque soir, vers 18heures, les merveilleuses illuminations de Londres scintillaient dans toute la ville, émerveillant le regard des passants.
Le blond fit un dernier signe de la tête à l'un de ses potes qui s'éloignait déjà en courant, puis partit dans une petite ruelle intermédiaire. Encore une journée d'achevée se disait-il macabrement. Les mains dans les poches d'un pantalon contenant bien plus de X que de L, et la tête à 5000km au dessus des nuages, le jeune homme s'évadait. Ou du moins, il essayait.
Parce que tous ca, toute sa vie, c'était bien beau n'est ce pas ?
Il était l'un des gars les plus réputés du lycée. Il y avait chaque jour une nouvelle tête qui venait se rajouter a sa liste d' « amis », parce qu'en fait, c'était cool d'être avec Tom. Lui cirer les pompes a longueur de journée, et pouvoir dire : « Ouais, moi, Tom, il m'adore ! », c'était cool. Qu'importe qui était Tom, du moment qu'on était avec lui. Il avait aussi une réserve de pétasses dépourvues de tout esprit logique, pour au moins deux ans. Après tous, c'était la classe de se faire sauter par Tom. Et pour en rajouter, il ne vivait même pas dans une pauvre précarité. Du genre, qui oblige à cacher sa véritable facette, voler pour arriver à se faire respecter, ce genre de choses du moins. Leur richesse était de toute évidence normal, même bien. Et Tom, il avait tout pour lui. Tout.
De la beauté jusqu'à l'intelligence. Une confiance en lui qui fait des frissons dans le dos. Tout.
Ainsi, dans ses sombres ruelles, un jeune homme ambitieux, dont l'avenir se promettait d'être brillant, traînait son c½ur au bout d'une laisse de métal froid.
A n'y rien comprendre n'est ce pas ?
Il marchait ainsi, sans envies, et vide de toutes pensées. Ce soir il faudrait retrouver Bill, faire inlassablement semblant de s'en foutre, et continuer à vivre à ses cotés. A Ses côtés...
Faire semblant ? Ca trahissait ainsi son envie presque stupide de ne plus être le Tom qui vivait là-bas, qui vivait tous les jours auprès de tout le monde. Vraiment tout le monde. Pas une seule personne n'était apte à comprendre Le Tom. Parce que les gens préfèrent voir la face heureuse d'une personne. Même si on savait pertinemment qu'au fond elle s'écroule, si elle fait semblant, on fait pareil. Un peu de lâcheté qui régnait un peu partout autour de lui.
Le blond se perdait dans les abysses lointains, d'une réflexion pesante et bouleversante. Ses yeux se remplissaient de larmes dans l'obscurité, et, celle-ci priant désespérément pour s'échapper, venaient scintiller sous la lune déjà présente dans le ciel. Presque comme chaque soir en faite. On pleur, mais on ne sait plus très bien pourquoi. On pleur parce qu'on a toujours pleuré et qu'il en est ainsi. On pleur parce que chaque soir on doit pleurer. Relâcher la pression, enlever la soupape de sécurité un instant.
Puis soudain, alors que les pas de Tom s'enhardissaient, une main agrippa sa frêle épaule tout juste secouée de spasmes et retourna le jeune homme d'une façon si violente que celui-ci se plia en deux sous le choc.

- Alors beauté, qu'est ce que tu fais là, toute seule dans de si pauvres rues avec un aussi joli minois ?

Plaqué contre la paroi humide du mur, Tom déglutit difficilement. En face de lui se tenait un homme, dont la carrure imposante venait le plongeait dans une absolue noirceur. Terrorisé, les larmes dégoulinant le long de son fin visage, il baissa les yeux.
Une confiance en soi pas si résistante que ça, finalement.
L'homme se rapprocha de lui, tout en attrapant ses poignets pour les faire remonter au dessus de sa tête, le tenant fermement collé au mur, empêchant chacun de ses mouvements. C'était une ruelle pommée au milieu d'une ville bien trop grande. On n'entendrait pas un quelconque cris. De toute manière, il n'aurait pas crié. Sa gorge était bien trop douloureuse sous le poids des larmes qu'il n'aurait pas pu crier. Mais son corps parlait à sa place. Il tremblait si fort qu'il n'arrivait pas à contrôler les spasmes qui parcouraient son corps.
D'ordinaire les héros sauvent leurs vies grâce à un subtil miracle, et s'en sortent toujours sans aucuns dommages. Comme dans les contes de fées. Or, ai-je besoin de vous rappeler que ce n'en était pas un ?
Le visage de l'homme était déformé par une cicatrice, devenue violette par le froid. Deux yeux regardaient avec vivacités Tom, comme pris d'une étrange envie. Ils étaient d'un vert passé, sans éclats. L'homme n'était ni beau, ni horrible. Il avait un visage sans trop d'attraits, et pas repoussant. Quand à ses yeux, ils pétrifiaient l'adolescent. Comme si ils fouillaient dans son passé pour retrouver des cauchemars terrifiants.
Voyant qu'il avait eu le dessus avec facilité, il ne tarda pas à en arriver à la demande finale.

- Mais ne t'inquiètes pas beauté, je ne te ferais pas de mal, murmura-t-il. Pas si tu me donnes un peu de fric.

Il approcha son visage si près de celui du dreadé, que son souffle d'une chaleur insupportable, vint se faufiler sous ses narines. Il passa son visage dans le cou de Tom et finit en lui mordillant l'oreille.
Un frisson. Un frisson d'effroi. Une peur atroce qui s'empare de vous. Qui vous tord les boyaux.

- Dans... dans ma poche... droite, finit par articuler Tom.

Un rictus de satisfaction sadique traversa le visage de l'homme qui laissa émerger de petites dents rangées, un peu jaunâtres. Il plongea sa main dans sa poche et en ressortis 10 £. Il leva les yeux, et regarda Tom.

- C'est bien chérie pour une première fois, mais faudra faire mieux au prochain coup, lui dit-il, tenant toujours en hauteur les poignets de Tom, devenus bleus et douloureux, tant il appuyait fort dessus.

Il lança un rire bruyant et sadique. La frayeur se lisait si facilement dans les yeux du blond qui n'essayait pas de bouger. Puis, lâchant précipitamment ses bras meurtris, il envoya un coup de poing magistral dans le ventre de l'ados.

- Il ne faudrait pas que tu m'oublies, lança-t-il au blond qui suffoquait de douleur par terre. Je me suis attaché à toi, moi.

L'homme s'abaissa, attrapa violemment la tête de Tom qui gisait au sol, et l'embrassa à pleine bouche. Pas de tendresses, pas d'amour. Rien que de la violence gratuite. Tom ferma les yeux du plus fort qu'il pu et réprima son profond dégoût.
2 secondes, 5, peut-être 10 ou même 1 minute.
Un autre rire et des pas qui s'éloignent. Seul.
Le dreadé se retrouvait au milieu de cette affreuse rue qui devenait de plus en plus glauque, seul, ayant perdu toutes notions du temps.
5 minutes pour tous casser. Pour renvoyer dans la tête de l'adolescent sa lâcheté évidente et le dégoût qu'il s'inspirait à lui-même.
Allongé au sol, serrant des poings avec, aux poignets, cette trace de doigts qui serrent trop fort, il attendait. Attendait que sa crise de nerfs passe, qu'il recouvre sa faiblesse d'un tas de cendres, et puis que ses sanglots s'achèvent. Sans bruits.
Ca avait presque touché le pathétisme.
Or ça n'était pas pathétique. C'était triste.
Les minutes s'écoulèrent encore, tel un sablier qui perd le sens du temps. Il resta allongé dans la rue un bout de temps. Trop sans doute. Là, seul. Oublié juste un instant.
Simple déchet amer.
Enfin, quand les bruits des voitures qui passaient trop vites, ne se firent plus entendre dans la rue annexe à celle-ci, la raison fit entendre au jeune garçon qu'il était temps de partir. De relever son faible corps et de repartir vers son foyer. Sa mère allait s'inquiéter.
Il longea les murs, le visage tiré, ne pensant strictement a rien, et arriva près de chez lui. Mais chez lui, prêt de Bill, il ne fallait pas paraître comme ça. Ca faisait 3 ans que la machine glauque tournait de cette manière, ce n'était pas maintenant que ça devait changer.
Tom soupira un instant. Son ventre lui faisait atrocement mal, mais il se décida à pousser la porte d'entrée.


____________


Héhé, alors là, je stresses. =)

Je ne sais pas si ca vous plait, si l'histoire est bien, et si je dois continuer ainsi ?
Vous remarquerez donc, que j'ai une confiance en moi sans limites Héhé ** Pars pleurer **

ET ALORS ces grèves ? =) Et bien moi c'était parfait. Tous les profs là, en revanche, aucuns élèves u___u
PARFAIT.
Et puis sinon je suis aussi ici.
** Je vous préviendrais demain <3 **



Sur ce bonne soirée ainsi que ... euh ... ** A oublié **,
Bizou mesmoizelles <3
Vee

# Posté le jeudi 24 janvier 2008 12:11

Modifié le lundi 02 juin 2008 09:08

Chapitre 4

Chapitre 4
Un halot de lumières trop généreux vînt englober le jeune homme. Elle l'agressa d'abord, jusqu'à ce que ses yeux s'habituent enfin à ce surplus de blancheur. Et quand enfin il pu distinguer les éléments fraîchement cirés des meubles qui constituaient le salon, ce fut une mère torturée qui l'embarqua dans ses bras.
Elle lui débitait toute une liste de mots rythmés par la frayeur excessive mais aussi le soulagement de sa voix. Voilà 1h30 qu'il aurait dû rentrer. C'était bien trop pour elle. Comme si, dès que le liens maternel se trouvait un peu trop étiré, comme si il devenait invisible et qu'il était sur le bord de craquer, d'être déchiqueté méchamment, elle se rongeait à sans jusqu'à pleurer frénétiquement. Elle ne regardait même pas son fils avancer en faisant semblant. Semblant de rien. Semblant de tout.

- Tom, qu'est ce que tu faisais ? J'ai essayé de te joindr...

- Ca va, essaya-t-il.
- Où étais-tu ? Tu m'as fais si peur, tu sa... disait-elle sans écouter les paroles a peine audibles de son fils.
- Ca va je te dis, tenta-t-il plus fort cette fois.
- Me fais pas de peur comme ça Tom, tu sais parfaitement que j'en ai une sainte peur, et que je...
- MAMAN, coupa-t-il sèchement, je vais bien je te dis, expliqua-t-il de la manière la plus franche et calme possible.

Elle l'observa quelques instants. Elle prit conscience que son fils était revenu. Son regard inexistant devint peureux et désolé, tant et si bien, qu'il fini par s'en vouloir de lui avoir adressé des mots aussi secs. Il la prit presque instantanément dans ses grands bras qui se réchauffaient à peine.

- Désolé maman
, murmura-t-il.
- J'ai eu peur Tomy, pardon.

Ils restèrent enlacés quelques secondes. Tom en profitait. Au moins, elle, elle l'aimait vraiment. D'un amour pur et sincère. Au fond, elle s'inquiétait sûrement de trop, mais, c'était pour lui. Il savoura cette pensée le temps d'un instant de réconfort mérité.
Puis elle desserra légèrement son étreinte, priant presque le dreadé de la relâcher. Elle lui sourie, examinant chaque partie de son visage tiré.

- Vas voir ton frère maintenant, il s'inquiétait lui aussi, lui conseilla-t-elle.

Son frère ? Il l'avait presque oublié, lui. Merde. L'envie n'y était pas, encore moins maintenant.

- Euh... tout à l'heure si tu veux bien, d'accord ? J'ai un peu mal à la tête
, avoua-t-il.
- Ne fais pas l'idiot Tom, dit sa mère en tapotant la joue à présent chaude de son garçon. Tu ne voudrais pas qu'il s'inquiète pour un rien ? Je vais aller te chercher un cachet.
- Oh, il...
- Et bien alors, frerot
, dit une voix grave et profonde derrière lui. Tu me laisserais ainsi ?

La voix résonna dans les entrailles du blond, qui obligea son corps et sa tête a faire un effort. Un effort supplémentaire.
Il inspira la plus grande bouffée d'air que ses poumons pouvaient encaisser, et il se retourna, affichant un sourire.

- Mais Billou voyons, comment peux-tu croire ça ? J'aurais forcément fini par t'extirper de tes ... « occupations » de par ma présence, dit-il dédaigneusement. Mais je trouve vraiment adorable le fait que tu te sois inquiété à mon sujet, termina-t-il, un air ironique au bout des lèvres pour la seconde fois.

Courant glacial.

- « Inquiéter » est un bien grand mot, Tom, sourit Bill a son tour, s'avançant vers son frère. A défaut de ça, je me suis demandé ou tu étais, mais je n'ai pas précisé mon envie pressante de te retrouver.

Il y eut un blanc. A celui qui toucherait le plus l'autre.

- J'ai une vie sociale Moi, frérot.

Puis Tom força un rire. Un rire si bien joué qu'on l'aurait confondu avec un vrai. Sa t^te d'ange parut heureuse en un instant, et il prit son frère dans ses bras. Bill se laissa emporter, de par habitude. Il lui tapota gentiment l'épaule, d'une façon si gentille que s'en fut presque suspect.
Simone parut pourtant convaincu, et d'ailleurs ce n'était pas qu'une apparence.

- Vous êtes vraiment bête ! J'ai eu peur un instant ! Bon allez, je vais finir le repas ! On mange dans un instant. Tom, je te prépare ton cachet.


Et elle repartit, tout en chantonnant une vieille chanson des années 80, dans la cuisine d'où s'échappait une bonne odeur qui émanait du four.
Quand aux jumeaux, ils avaient du rester 5 secondes dans les bras de l'autre. Vous savez, comme des jumeaux quoi. Des jumeaux animés par une flamme fraternelle. L'une des flammes les plus belles qui puissent être créés en ce bas monde. Celle qui devrait animer deux c½urs battant à l'unisson. Deux c½urs fusionnels. Unis pour cultiver leur relation.
Or, cette fameuse flamme, chez Bill et Tom, n'était plus.
Tom avait eu la tête posé sur l'épaule du brun ténébreux quelques secondes à peine. Son ventre lui faisait horriblement mal. Il sentait encore l'odeur de l'homme qui hantait ses pensées à l'instant même. Elle se répartissait en lui. Et l'odeur chaude et masculine (XD) du jeune dreadé s'écrasait faiblement sous l'odeur putride de son agresseur.
Et Bill s'en aperçu.
Non pas que ça lui sautait aux narines (XD le retour), mais le brun connaissait très bien Tom.
En apparence, rien ne les rapprochait. Ils étaient loin l'un de l'autre, à longueur de temps. Les goûts, les envies, les styles... Plus encore, le regard qu'ils avaient à l'égard du monde extérieur, leurs sentiments vis à vie des choses, dramatiques ou hystériques.
Loin des yeux, et du c½ur.
Mais au fond, on persiste toujours quelque part. Il arrive que des années après, un flot de sentiments mélancoliques ressurgisse pour venir nous noyer dabs la ranc½ur, la haine, la douleur, ou l'amour. Parce que la somme de tous ça, c'est l'amour. C'est forcément l'amour. Et si il persiste au fond des abysses de deux c½urs, c'est qu'on ne veut pas réellement qu'il meure.
Sans doute persistait en Bill.
Enfin, si on pouvait dire ça comme ça.
Pour lui, en tous cas, c'était juste un lointain souvenir de gamin, du genre qu'on ne peut pas oublier.
Il s'écarta rapidement de Tom une fois leur mère disparut, ne croisant même pas son regard. Il remonta l'escalier quatre à quatre, laissant le dreadé au milieu du salon.

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VALA !
Alors ?
** Stresse **
=) Je l'avais écrit depuis un bout de temps mais j'hésitais a le mettre ...TT.TT
Eh oui, on ne se refait pas ! XD !
BREEf ! Alors, votre semaine se passe-t-elle bien ? =D
Moi, c'est vraiment pire que pitoyable, mais je vais m'en remettre ! u__u


Ah et puis sinon, je vais a Bercy !
** Merci ma Saya <3 **

Sur ce, vous savez ce que c'est qu'un truc rouge qui fait Pouet-Pouet ?
Réponse au prochain chapitre ! ^^




Bisous !
Vee <3



Pour être prevenue des suites, c'est sur cet article <3

# Posté le dimanche 03 février 2008 06:01

Modifié le samedi 22 mars 2008 05:59